Pompiers de Jakarta

jakarta Pompiers de Jakarta
Jakarta était une étape importante de notre aventure en Indonésie. Nous avions rendez-vous avec Fitriana et son mari, fondateur de Jakarta Rescue, association de sauvetage en cas de catastrophe avec une équipe cynophile. Nous avons eu ce contact par l’association française des Pompiers de l’Urgence Internationale (PUI) dont nous vous parlions dans notre article de Guiuan (Philippines). Fitriana avait concocté une journée riche en rencontres.

jakarta rescue Pompiers de Jakarta

L’équipe de gestion des risques, Jakarta Rescue et nous

Tout d’abord, nous sommes allés visiter le bureau de gestion des risques de la ville de Jakarta. M.TRI et quelques membres de son équipe nous expliquent que l’Indonésie n’est pas réellement sensible aux risques naturels mis à part les inondations et les séismes. La population n’a pas cette culture du risque.

Informer la population 

Ils souhaitent donc mettre l’accent sur l’information et l’éducation des jeunes. Pour cela, ils ont comptabilisé les écoles (environ 5000 à Jakarta) et mis en place un programme dont l’objectif est d’en former une centaine par an. Les moyens sont très faibles, car pour la seule population de Jakarta soit 12 millions d’habitants, ils ne sont qu’une équipe de 90 personnes ce qui n’entache pas leur enthousiasme.

centre appels Pompiers de Jakarta
Nous visitons ensuite la salle de traitement des appels du numéro unique d’alerte pour Jakarta mis en place il y a peu. En Indonésie les régions ont encore un impact important sur l’organisation et toutes n’avancent pas au même rythme. Ainsi pour Jakarta les pompiers, la police, l’équivalent du SAMU et le bureau de gestion des risques ont un numéro centralisé, le 112.
Ils se sont inspirés du numéro européen car ils ont eu l’appui notamment du Colonel Maestracci (directeur du SDIS 2A) avec qui Anne a travaillé au COGIC à Paris (Centre Opérationnel de Gestion Interministériel des Crises). La salle est relativement moderne avec un mur d’écran et différents postes téléphoniques pour répondre aux sollicitations de la population. Sur les écrans nous pouvons voir les statistiques de la journée avec déjà 2 610 appels et nous ne sommes qu’en milieu de matinée.

carto2 Pompiers de Jakarta

Utilisation de la cartographie

Ils ont aussi un écran qui intéresse particulièrement Anne, la cartographie de leurs casernes avec le déplacement des camions en temps réel, car chaque véhicule est équipé d’une radio avec une puce GPS intégrée. Ils utilisent aussi le ‘crowdsourcing’ ou participation active pour recueillir de l’information sur d’éventuels incidents via les réseaux sociaux.

Visite de la caserne de Jakarta

caserne jakarta Pompiers de Jakarta
Après ces présentations très intéressantes nous partons pour rencontrer les pompiers de la caserne centrale de Jakarta où nous arrivons avec un peu de retard dû à la circulation infernale. Nous rencontrons le Général MADANI et son adjoint l’officier HAMZAH. Dans cette caserne, ils sont 26 sapeurs-pompiers de garde au quotidien. Il y a quelques femmes, mais encore une fois elles ne vont pas sur le terrain. Les volontaires des « communauty » (pompiers en milieu rural) suivent une formation de 3 mois pour pouvoir aider en cas d’incendie, mais aussi de sauvetage.

 Ils nous font ensuite une démonstration de descente en rappel avec un lot de sauvetage. Ce matériel est aussi utilisé en France, il permet notamment d’évacuer une victime. Ils invitent Anne à y participer. Après une hésitation au vue de l’installation précaire, elle accepte de relever le défi. Une fois les équipements de protection individuelle (harnais, casque et gants) revêtus et quelques consignes de sécurité, c’est le saut dans le vide pour une descente de quelques secondes.

P1150493 Pompiers de Jakarta

Après cela, ils nous proposent de monter dans la nacelle de l’échelle la plus haute d’Asie nous disent-ils. Yoni ayant le vertige, il préfère rester à terre. Anne monte et après quelques minutes se retrouve à 90m de haut. La vue d’en haut est saisissante car on peut voir à des kilomètres. Dommage que la vue ne soit pas terrible car la ville n’est pas très belle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre d’une ‘Community’

 

community Pompiers de Jakarta

Après un bon repas typiquement malaisien à base de poisson, de légumes et de riz, tout cela mangé avec les mains (pour les indonésiens), nous reprenons la route vers la rivière Ciliwung pour aller rencontrer une communauté qui a mis en place un programme de sauvegarde. En effet, les habitants ne sont pas éduqués à la préservation de l’environnement et déposent tous leurs déchets dans la rivière. Ainsi en associant la population à l’aide d’une dizaine de volontaires ils ont réussi à la nettoyer et des poissons ont même fait leur retour. Des habitations ont même été détruites car elles étaient trop proches de la rive pour laisser place à un chemin dont une partie a d’ailleurs été financée par la Lyonnaise des eaux. Le travail et la solidarité de cette communauté est considérable et devrait servir d’exemple dans le pays. Ils ont également été formés pour intervenir en cas d’inondation à l’aide de leur bateau pneumatique.

Jakarta Rescue

 

Dogs rescue Pompiers de Jakarta
Pour conclure la journée, nous nous rendons au camp de base de l’association Jakarta Rescue pour avoir une démonstration rapide de sauvetage canin. Anne joue la victime sous une installation précaire et le chien de sauvetage (un golden retriever) doit la trouver. La 1ère tentative fût un échec puisque le chien est allé se baigner dans le lac qui se situe juste à côté… Mais, la seconde sera la bonne ! Il « marque » c’est-à-dire qu’il aboie un certain nombre de fois lorsque la victime est vivante ou décédée. Démonstration réussie !

[:en]Rencontre avec les pompiers de Jakarta + Jakarta Rescue
Jakarta était une étape importante de notre aventure en Indonésie. Nous avions rendez-vous avec Fitriana et son mari, fondateur de Jakarta Rescue, association de sauvetage en cas de catastrophe avec une équipe cynophile. Nous avons eu ce contact par l’association française des Pompiers de l’Urgence Internationale (PUI) dont nous vous parlions dans notre article de Guiuan (Philippines). Fitriana avait concocté une journée riche en rencontres.
Tout d’abord, nous sommes allés visiter le bureau de gestion des risques de la ville de Jakarta. M.TRI et quelques membres de son équipe nous expliquent que l’Indonésie n’est pas réellement sensible aux risques naturels mis à part les inondations et les séismes. La population n’a pas cette culture du risque. Ils souhaitent donc mettre l’accent sur l’information et l’éducation des jeunes. Pour cela, ils ont comptabilisé les écoles (environ 5000 à Jakarta) et mis en place un programme dont l’objectif est d’en former une centaine par an. Les moyens sont très faibles, car pour la seule population de Jakarta soit 12 millions d’habitants, ils ne sont qu’une équipe de 90 personnes ce qui n’entache pas leur enthousiasme.
Nous visitons ensuite la salle de traitement des appels du numéro unique d’alerte pour Jakarta mis en place il y a peu. En Indonésie les régions ont encore un impact important sur l’organisation et toutes n’avancent pas au même rythme. Ainsi pour Jakarta les pompiers, la police, l’équivalent du SAMU et le bureau de gestion des risques ont un numéro centralisé, le 112.
Ils se sont inspirés du numéro européen car ils ont eu l’appui notamment du Colonel Maestracci (directeur du SDIS 2A) avec qui Anne a travaillé au COGIC (Centre Opérationnel de Gestion Interministériel des Crises). La salle est relativement moderne avec un mur d’écran et différents postes téléphoniques pour répondre aux sollicitations de la population. Sur les écrans nous pouvons voir les statistiques de la journée avec déjà 2 610 appels et nous ne sommes qu’en milieu de matinée. Ils ont aussi un écran qui intéresse particulièrement Anne, la cartographie de leurs casernes avec le déplacement des camions en temps réel, car chaque véhicule est équipé d’une radio avec une puce GPS intégrée. Ils utilisent aussi le crowdsourcing ou participation active pour recueillir de l’information sur d’éventuels incidents via les réseaux sociaux.
Après ces présentations très intéressantes nous partons pour rencontrer les pompiers de la caserne centrale de Jakarta où nous arrivons avec un peu de retard dû à la circulation infernale. Nous rencontrons le Général MADANI et son adjoint l’officier HAMZAH. Dans cette caserne, ils sont 26 sapeurs-pompiers de garde au quotidien. Il y a quelques femmes, mais encore une fois elles ne vont pas sur le terrain. Les volontaires des « communauty » (pompiers en milieu rural) suivent une formation de 3 mois pour pouvoir aider en cas d’incendie, mais aussi de sauvetage.
Ils nous font ensuite une démonstration de descente en rappel avec un lot de sauvetage. Ce matériel est aussi utilisé en France, il permet notamment d’évacuer une victime. Ils invitent Anne à y participer. Après une hésitation au vue de l’installation précaire, elle accepte de relever le défi. Une fois les équipements de protection individuelle (harnais, casque et gants) revêtus et quelques consignes de sécurité, c’est le saut dans le vide pour une descente de quelques secondes. Après cela ils nous proposent de monter dans la nacelle de l’échelle la plus haute d’Asie nous disent-ils. Yoni ayant le vertige, il préfère rester à terre. Anne monte et après quelques minutes se retrouve à 90m de haut. La vue d’en haut est saisissante car on peut voir à des kilomètres. Dommage que la vue ne soit pas terrible car la ville n’est pas très belle.
Après un bon repas typiquement malaisien à base de poisson, de légumes et de riz, tout cela mangé avec les mains (pour les indonésiens), nous reprenons la route vers la rivière Ciliwung pour aller rencontrer une communauté qui a mis en place un programme de sauvegarde. En effet, les habitants ne sont pas éduqués à la préservation de l’environnement et déposent tous leurs déchets dans la rivière. Ainsi en associant la population à l’aide d’une dizaine de volontaires ils ont réussi à la nettoyer et des poissons ont même fait leur retour. Des habitations ont même été détruites car elles étaient trop proches de la rive pour laisser place à un chemin dont une partie a d’ailleurs été financée par la Lyonnaise des eaux. Le travail et la solidarité de cette communauté est considérable et devrait servir d’exemple dans le pays. Ils ont également été formés pour intervenir en cas d’inondation à l’aide de leur bateau pneumatique.
Pour conclure la journée, nous nous rendons au camp de base de l’association Jakarte Rescue pour avoir une démonstration rapide de sauvetage canin. Anne joue la victime sous une installation précaire et le chien de sauvetage (un golden retriever) doit la trouver. La 1ère tentative fût un échec puisque le chien est allé se baigner dans le lac qui se situe juste à côté… Mais, la seconde sera la bonne ! Il « marque » c’est-à-dire qu’il aboie un certain nombre de fois lorsque la victime est vivante ou décédée. Démonstration réussie.

[:es]Rencontre avec les pompiers de Jakarta + Jakarta Rescue
Jakarta était une étape importante de notre aventure en Indonésie. Nous avions rendez-vous avec Fitriana et son mari, fondateur de Jakarta Rescue, association de sauvetage en cas de catastrophe avec une équipe cynophile. Nous avons eu ce contact par l’association française des Pompiers de l’Urgence Internationale (PUI) dont nous vous parlions dans notre article de Guiuan (Philippines). Fitriana avait concocté une journée riche en rencontres.
Tout d’abord, nous sommes allés visiter le bureau de gestion des risques de la ville de Jakarta. M.TRI et quelques membres de son équipe nous expliquent que l’Indonésie n’est pas réellement sensible aux risques naturels mis à part les inondations et les séismes. La population n’a pas cette culture du risque. Ils souhaitent donc mettre l’accent sur l’information et l’éducation des jeunes. Pour cela, ils ont comptabilisé les écoles (environ 5000 à Jakarta) et mis en place un programme dont l’objectif est d’en former une centaine par an. Les moyens sont très faibles, car pour la seule population de Jakarta soit 12 millions d’habitants, ils ne sont qu’une équipe de 90 personnes ce qui n’entache pas leur enthousiasme.
Nous visitons ensuite la salle de traitement des appels du numéro unique d’alerte pour Jakarta mis en place il y a peu. En Indonésie les régions ont encore un impact important sur l’organisation et toutes n’avancent pas au même rythme. Ainsi pour Jakarta les pompiers, la police, l’équivalent du SAMU et le bureau de gestion des risques ont un numéro centralisé, le 112.
Ils se sont inspirés du numéro européen car ils ont eu l’appui notamment du Colonel Maestracci (directeur du SDIS 2A) avec qui Anne a travaillé au COGIC (Centre Opérationnel de Gestion Interministériel des Crises). La salle est relativement moderne avec un mur d’écran et différents postes téléphoniques pour répondre aux sollicitations de la population. Sur les écrans nous pouvons voir les statistiques de la journée avec déjà 2 610 appels et nous ne sommes qu’en milieu de matinée. Ils ont aussi un écran qui intéresse particulièrement Anne, la cartographie de leurs casernes avec le déplacement des camions en temps réel, car chaque véhicule est équipé d’une radio avec une puce GPS intégrée. Ils utilisent aussi le crowdsourcing ou participation active pour recueillir de l’information sur d’éventuels incidents via les réseaux sociaux.
Après ces présentations très intéressantes nous partons pour rencontrer les pompiers de la caserne centrale de Jakarta où nous arrivons avec un peu de retard dû à la circulation infernale. Nous rencontrons le Général MADANI et son adjoint l’officier HAMZAH. Dans cette caserne, ils sont 26 sapeurs-pompiers de garde au quotidien. Il y a quelques femmes, mais encore une fois elles ne vont pas sur le terrain. Les volontaires des « communauty » (pompiers en milieu rural) suivent une formation de 3 mois pour pouvoir aider en cas d’incendie, mais aussi de sauvetage.
Ils nous font ensuite une démonstration de descente en rappel avec un lot de sauvetage. Ce matériel est aussi utilisé en France, il permet notamment d’évacuer une victime. Ils invitent Anne à y participer. Après une hésitation au vue de l’installation précaire, elle accepte de relever le défi. Une fois les équipements de protection individuelle (harnais, casque et gants) revêtus et quelques consignes de sécurité, c’est le saut dans le vide pour une descente de quelques secondes. Après cela ils nous proposent de monter dans la nacelle de l’échelle la plus haute d’Asie nous disent-ils. Yoni ayant le vertige, il préfère rester à terre. Anne monte et après quelques minutes se retrouve à 90m de haut. La vue d’en haut est saisissante car on peut voir à des kilomètres. Dommage que la vue ne soit pas terrible car la ville n’est pas très belle.
Après un bon repas typiquement malaisien à base de poisson, de légumes et de riz, tout cela mangé avec les mains (pour les indonésiens), nous reprenons la route vers la rivière Ciliwung pour aller rencontrer une communauté qui a mis en place un programme de sauvegarde. En effet, les habitants ne sont pas éduqués à la préservation de l’environnement et déposent tous leurs déchets dans la rivière. Ainsi en associant la population à l’aide d’une dizaine de volontaires ils ont réussi à la nettoyer et des poissons ont même fait leur retour. Des habitations ont même été détruites car elles étaient trop proches de la rive pour laisser place à un chemin dont une partie a d’ailleurs été financée par la Lyonnaise des eaux. Le travail et la solidarité de cette communauté est considérable et devrait servir d’exemple dans le pays. Ils ont également été formés pour intervenir en cas d’inondation à l’aide de leur bateau pneumatique.
Pour conclure la journée, nous nous rendons au camp de base de l’association Jakarte Rescue pour avoir une démonstration rapide de sauvetage canin. Anne joue la victime sous une installation précaire et le chien de sauvetage (un golden retriever) doit la trouver. La 1ère tentative fût un échec puisque le chien est allé se baigner dans le lac qui se situe juste à côté… Mais, la seconde sera la bonne ! Il « marque » c’est-à-dire qu’il aboie un certain nombre de fois lorsque la victime est vivante ou décédée. Démonstration réussie.